18.03.2011

Grenoble: Qui est le candidat.com ?


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Dimanche, la moitié de la ville va voter. Enfin, la moitié de la ville est censée aller voter, nuance. Parce que les cantonales, c’est un peu comme les légumes. On sait que c’est important, mais on ne sait pas trop pourquoi et puis franchement, ça fait pas envie. Synonyme : absention.

Mais bon. Dimanche donc, pour ceux que ça intéresse, y a élection. Si, si, même qu’on a vu les tronches des candidats sur les panneaux, et les mêmes candidats sur les marchés, dans des réunions publiques. Et sur Facebook, Twitter, les blogs ? Aussi. Enfin, ça dépend.

Ils sont “au taquet”…

Les écologistes grenoblois, c’est un peu bienvenue chez les geeks. Sauf Hakim Sabri (Grenoble 3) qui n’a “pas vraiment le temps” et se désole du nombre de visites sur son site (40 par jour). Olivier Bertrand (Grenoble 1)? Il dit d’abord “terrain”, puis “toile”. Alors on lui raconte que sa fédé nous inonde de mails sur le Japon et le nucléaire, la grippe, le gaz de schiste, et puis de liens, de vidéos sur Dailymotion… “Ah bon ?”, sourit Bertrand. Ça, sans compter la deuxième lame écolo : l’Ades. Et les commentaires, plus ou moins anonymes (mais 100% Verts), postés chez nous.

L’autre web-hyperactive, c’est la PS Céline Deslattes (Grenoble 1), qui jongle entre son site, son compte Twitter, l’envoi de mails et une page Facebook devenue, par la force des choses, une vraie page de campagne.

Ils sont dans le coup…

Le candidat du Front national Alexandre Gabriac (Grenoble 6) est partout : Twitter, blog de campagne, newsletter… “Sur Internet, la censure est moindre que sur les médias traditionnels”. Il a aussi un Facebook “et un seul : l’officiel, c’est aussi l’officieux. Ma vie privée c’est aussi ma vie publique”.

Sans transition, Paul Bron (Go Citoyenneté/Grenoble 6) a tenté de donner “un coup de jeune” à son site, a posté des vidéos. Il s’est aussi mis à FB “mais au premier degré de son utilisation” et “je reste sceptique”.

Ils font avec…

Aziz Serrag (droite/ Grenoble 6) aimerait mais “pas le temps ni les moyens de…” Le Parti ouvrier indépendant a un blog départemental. C’est bien. Il le met à jour “une fois par semaine”. C’est pas bien.

Patrice Voir (PC/ Grenoble 3) a un blog et un Facebook un peu perso un peu candidat, où il met un peu tout (national, local). Parmi ses “amis” : ses vrais… amis, des militants “et une espèce d’infiltré du FN que j’ai viré l’autre jour”. Son “ami” et adversaire du Parti de gauche Sadok Bouzaïene, lui, a “un blog”.

Il y a également Eléonore Perrier (MRC/remplaçante sur Grenoble 6) qui avoue : “Mes amis se moquent” depuis qu’elle s’est inscrite pour la campagne (et à reculons) sur Facebook. Elle n’y a donc qu’un “profil politique”… qu’elle continuera d’alimenter après la campagne, comme quoi.

A part ça ? Allez sur le blog de Jean-Charles Simiand (PR/Grenoble 1) et vous trouverez des documents et trois (!) photos de Simiand avec Borloo, mais une seule de Belledonne (sans Simiand ni Borloo).

Elle a un mari…

La socialiste Gisèle Perez (Grenoble 6) se marre : “Je ne sais pas utiliser l’outil mais j’ai un mari qui sait faire !”

Elle n’est pas fan…

Béatrice Doutriaux (MoDem/Grenoble 1) admet du bout des lèvres un site “pour diffuser les documents”, mais ne lui parlez pas de Facebook : “Ah ça, non ! On ne peut pas enlever les contenus !” Certes.

Ils s’en foutent et/ou sont l’UMP…

Denis Pinot (PS/Grenoble 3), qui se définit comme une espèce de pionnier de la micro-informatique” a perdu le goût du clic : “Je n’utilise pas internet pour la campagne”. Parce qu’il n’est plus tout jeune ? Ça ne veut rien dire ! Romain Bonnefous (PC/Grenoble 6), par exemple, dix-neuf ans, n’a ni blog ni Twitter. Il a un Facebook, quand même, “mais privé”. On a lu. C’est très “lol” et “mdr”, en effet.

Et puis, il y a l’UMP38 et associés. Aziz Serrag (Grenoble 6) ? Lire plus haut. André Xibéras (Grenoble 3) ? Rien. Hervé Storny (Grenoble 1) ? Rien non plus. Ce dernier commente : “Ça ne sert à rien d’avoir un site, les électeurs vont sur Gre CityLocalNews”. C’est pas beau de flatter les journalistes mais comme on dit sur Facebook : la rédaction aime ça.

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